En cette journée mondiale de la liberté de la presse, un seul message: notre précarité est votre désinformation. Notre média a subi des nombreuses pressions et attaques ces dernières années. Plus nos enquêtes et dossiers ont eu de l’impact, plus nous avons du gérer des nouvelles problématiques.

Le cambriolage que notre rédaction a subi (d’une valeur totale d’environ 11 000€ après vérification des objets manquants), 1 jour avant la journée mondiale de la liberté de la presse, tout un symbole, en dit long. Les agressions subies sur le terrain, les autocollants neonazis et inscriptions sur la porte et les murs extérieurs de notre rédaction, les interpellations de nos journalistes de terrain dans le cadre de leur travail, le harcèlement sur les réseaux, les insultes subies par nos journalistes, etc … etc

Toutes ces situations, donnent une image assez claire de l’état de la liberté de la presse en France. Mais on peut mieux faire.

En cette journée nous avons aussi une pensée particulière pour les journalistes qui subissent le pire dans le monde, pour les journalistes enfermés, ou actuellement en otage. Pour rappel, 25 journalistes et collaborateurs ont été tués depuis le 1er janvier 2022 dans le monde, 480 journaliste et collaborateurs sont en prison actuellement, pour avoir fait leur travail.

Et pour les personnes qui se demandent ce qu’elles peuvent faire pour nous aider, c’est simple. Notre rédaction a besoin de soutien financier. La précarité nous empêche de traiter l’information correctement. Nous avons besoin de votre participation, pour que l’on puisse continuer à faire ce travail, si important (https://don.radiobip.fr pour plus d’informations)

Ces dernières années, nous avons su respecter une éthique journalistique, respecter la charte de Munich, respecter les personnes à qui nous donnons la parole, donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas. Nous avons prouvé que faire du journaliste non profit avec unique angle les droits humains, A. DU. SENS.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est cette vision que nous allons continuer à développer et défendre, car c’est de ce journalisme là dont notre société a besoin. Car mieux informer permet de mieux lutter contre les inégalités.

Pour finir, en cette journée mondiale de lutte pour la liberté de la presse, nous nous souhaitons du courage, car les années à venir vont être vraiment difficiles. Nous souhaitons aussi à ce que notre métier retrouve son sens initial, informer de façon factuelle en donnant la parole à ceux qui ne l’ont pas. Un équilibre essentiel. Et ainsi, peut-être, les insultes cesseront, les agressions cesseront, les arrestations et interpellations arbitraires… peut-être … cesseront.

Merci à vous d’être avec nous !